93 % des lots de haute joaillerie et de pierres précieuses ont trouvé preneur. Une paire de diamants a été vendue pour 3,2 millions de dollars.
La vente de haute joaillerie de Sotheby’s Genève s’est conclue avec d’excellents résultats, confirmant le vif intérêt international pour la haute joaillerie de créateurs et les prestigieuses collections privées. La vente a totalisé environ 30 millions de dollars, avec 93 % des lots vendus et une participation record : plus de cinq enchérisseurs inscrits pour chaque lot vendu.
La soirée s’est ouverte de façon symbolique avec une broche Cartier raffinée ornée de rubis, d’émeraudes, de saphirs jaunes et de diamants, adjugée à 62 000 dollars, soit plus de trois fois son estimation initiale. Le rarissime collier Cravate de Lacloche Frères, serti de rubis et de diamants, a clôturé la vente, atteignant plus de 800 000 dollars. Plus de 60 % des lots ont dépassé leur estimation haute, tandis que 32 % ont largement dépassé leur estimation basse, grâce aux enchères provenant de plus de 30 pays, principalement des États-Unis, d’Asie et d’Europe.

L’un des points forts de cette vente a été la capacité de Sotheby’s à mettre en valeur des collections privées de premier plan. Parmi celles-ci, la collection d’un éminent collectionneur italien, passionné de joaillerie depuis toujours, s’est distinguée, aux côtés de la sélection de la famille Invernizzi et de celle d’un grand collectionneur européen. L’une des pièces les plus admirées de la soirée provenait de cette dernière : un bracelet vintage attribué à Van Cleef & Arpels des années 1920, vendu plus de cinq fois son estimation haute.

Parmi les bijoux les plus recherchés figurait une montre-bracelet Bulgari Serpenti de 1976, considérée comme l’un des exemplaires les mieux conservés jamais apparus sur le marché, qui a été adjugée à plus de 840 000 dollars. La vente aux enchères a également marqué le retour en force des diamants blancs de la plus haute qualité. Le lot le plus précieux de la soirée était une paire de diamants parfaitement assortis, pesant chacun 18,38 carats, de type IIa et de couleur D, vendus pour plus de 302 millions de dollars. Provenant de la mine de Jwaneng au Botswana, ces diamants sont issus d’une collaboration exclusive entre Sotheby’s et De Beers, dédiée à la présentation de gemmes exceptionnelles, véritables œuvres d’art.

Les diamants taillés par Graff et autres pierres de haute pureté taille émeraude ont également réalisé des performances supérieures aux attentes, confirmant le regain de vigueur du marché du diamant blanc. Les pierres de couleur, cependant, ont dominé la vente. Les rubis, en particulier, ont suscité une véritable frénésie parmi les collectionneurs grâce à leur couleur intense. Parmi les pièces phares, on notait des bagues serties de rubis « sang de pigeon », des boucles d’oreilles Boucheron des années 1960 et une création spectaculaire de Van Cleef & Arpels ornée d’un rubis de plus de 6 carats.
Les émeraudes et les saphirs ont également connu un succès retentissant. Un magnifique collier d’émeraudes colombiennes et de diamants, provenant d’une collection royale, a été adjugé pour près de 2 millions de francs suisses. Dans la catégorie saphirs, le célèbre Paon de Ceylan, un saphir de plus de 102 carats, a brillé de mille feux, atteignant un prix supérieur à 1,5 million de francs.

Enfin, la vente aux enchères a confirmé l’intérêt croissant des grandes maisons de couture pour les bijoux emblématiques des années 1970 et 1980. Bulgari s’est une fois de plus distingué avec des colliers Monete, des bracelets Celtaura et des parures Naturalia, dont les prix ont largement dépassé les estimations, aux côtés de créations iconiques de Cartier et Van Cleef & Arpels.

