Une vente aux enchères, organisée par Sotheby’s dans la ville suisse, propose environ 650 bijoux et pierres précieuses.
La vente organisée par Sotheby’s au Mandarin Oriental de Genève, prévue pour le mercredi 11 novembre, s’annonce comme un événement de haut vol. Le catalogue est particulièrement riche et comprend environ 650 pièces. Nombre d’entre elles devraient atteindre des prix à six chiffres, voire plus. Citons par exemple le lot 644 : un diamant rose intense (« Fancy Intense Pink ») de 8,63 carats, estimé entre 4 et 6 millions de dollars. Le lot 643 est quant à lui une bague signée Graff, ornée d’un diamant bleu profond (« Fancy Deep Blue ») taille poire de 2,88 carats, estimé entre 2 et 3 millions de dollars.

Des gemmes exceptionnelles
Il convient également de mentionner le lot 638, un diamant rose (« Fancy Pink ») taille coussin, non monté, de 8,11 carats, estimé entre 2 et 3 millions de dollars. Le lot 582 consiste en un diamant jaune vif (« Fancy Vivid Yellow ») taille à degrés, non monté, de 18,03 carats (estimé entre 1 et 2 millions de dollars). De nombreuses maisons historiques de la joaillerie sont représentées, parmi lesquelles Boucheron, Bulgari, Cartier et Van Cleef & Arpels.

La force de cette vente de haute joaillerie réside non seulement dans la qualité exceptionnelle des diamants et des pierres précieuses, mais aussi dans la grande diversité des pièces proposées aux collectionneurs. Des diamants de couleur d’une grande rareté aux gemmes non montées, en passant par des créations remarquables qui témoignent de plus d’un siècle d’excellence chez les plus grandes maisons du monde, cette vente célèbre le bijou sous toutes ses formes. Il s’agit d’une sélection placée sous le signe de la rareté, de la créativité et du savoir-faire artisanal, offrant aux collectionneurs l’opportunité d’acquérir des bijoux à la beauté intemporelle et à la valeur durable.
Jessica Wyndham, responsable de la Haute Joaillerie chez Sotheby’s Genève

Outre les diamants, la vente propose une sélection exceptionnelle de pierres de couleur. Le lot 628 est une bague ornée d’un rubis « sang de pigeon » de 5,027 carats, entouré de diamants (estimation : 1 à 1,5 million). Parmi les saphirs, citons le lot 603 : une bague signée Harry Winston, sertie d’un saphir de Ceylan non traité de 69,44 carats (estimation : 700 000 – 900 000). Le lot 642 est une bague ornée d’un saphir bleu royal de 28,46 carats, taillé à degrés et originaire du Sri Lanka ; il ne présente aucune trace de traitement thermique et est estimé entre 315 000 et 510 000. Le lot 571 est une autre création de Harry Winston, centrée sur un saphir du Sri Lanka de 22,28 carats, taillé à degrés et non traité, flanqué de diamants triangulaires (estimation : 290 000 – 360 000).
Le lot 572 figure parmi les pièces les plus spectaculaires : un collier Bulgari datant de 1970, composé d’une frange de 35 saphirs birmans en forme de goutte, suspendus à un plastron pavé de diamants. Ce bijou a récemment été présenté lors de l’exposition Bulgari à Tokyo (« Bvlgari Kaleidos: Colors, Cultures and Crafts ») et est estimé entre 155 000 et 240 000 dollars. Le lot 631 est un spinelle de 51,79 carats originaire de Tanzanie (425 000 – 610 000), doté d’une saturation de couleur et d’une pureté exceptionnelles ; il est présenté non monté.

Grandes signatures
Parmi les pièces les plus remarquables figure le lot 622, une broche signée Boucheron, réalisée vers 1883 et ornée de saphirs, d’émeraudes et de diamants. Ce bijou transformable se distingue par une plume de paon amovible, centrée sur un saphir en forme de cœur entouré d’émeraudes. Cette broche a appartenu à deux collectionneuses légendaires : Helena Rubinstein et Jayne Wrightsman (400 000 – 800 000). Le lot 621 est une autre création transformable de Boucheron : un diadème en diamants datant d’environ 1900 (42 000 – 60 000). Conçu pour être démonté et porté en collier, il illustre parfaitement ces bijoux transformables qui demeurent très prisés des collectionneurs. On trouve également un trio de bijoux signés Cartier, dans le style « Tutti Frutti » — associant tanzanite, pierre de lune, aigue-marine, onyx et diamants —, proposés individuellement ou en ensemble. Le lot 630, signé Bhagat, consiste en une paire de boucles d’oreilles pendantes ornées de perles naturelles et de diamants (195 000 – 315 000). Une seconde paire, composée d’émeraudes et de diamants, est estimée entre 180 000 et 240 000. Le lot 641 est un bracelet de style égyptien signé Van Cleef & Arpels, créé dans les années 1920 et orné de saphirs, rubis, émeraudes, onyx et diamants ; il figure parmi les pièces de design historique les plus importantes de la vente (265 000 – 335 000).

Une création de JAR est également proposée aux enchères : le lot 528 est une célèbre broche en forme d’œillet (60 000 – 120 000). Le lot 504 consiste quant à lui en une broche en forme de drapeau, signée Verdura et composée de rubis, d’onyx et de diamants (10 000 – 20 000), conçue à l’origine pour Daisy Fellowes. Enfin, le lot 526 est une broche extravagante en forme de carlin, réalisée en bakélite par Daniel Brush.

