Damiani, trois mois en noir et blanc

Rien à faire, Damiani reste dans le rouge, même légèrement. Vous direz : mais qu’est-ce que cela nous fait ? Cela compte cependant. Car en Italie, il existe peu de grands groupes du secteur, ou plutôt pratiquement aucun. Le Piémontais Damiani est l’une des rares entreprises qui tentent de se frayer un chemin parmi les géants français qui, au rouleau compresseur, achètent les marques de bijoux (et de luxe) comme des sacs de chips. Les récits de Damiani nous intéressent donc.Le résultat est encourageant, mais il reste encore beaucoup de chemin à parcourir.

Commençons par les nouvelles positives : au cours de la période en question, les magasins en gestion directe en Italie et à l’étranger ont enregistré une augmentation globale de leurs revenus de 24,1% à taux constants. Aussi parce que le nombre de magasins a augmenté et, par conséquent, il est logique que les revenus aient également augmenté. Avec une distinction générale : le chiffre d’affaires a enregistré une bonne performance à l’étranger, tandis que sur le marché italien, « toujours affecté par la stagnation de la consommation et l’incertitude générale, il a enregistré une contraction ». Ce n’est pas pour rien que l’entreprise pousse à ouvrir de nouveaux magasins dans les pays où l’économie est prospère (elle gère 52 points de vente directe situés dans les principales rues internationales du luxe), alors qu’en Italie la consommation stagne. Malgré cela, Damiani note que l’Italie a également connu une augmentation, quoique limitée : +1,5% par rapport au 30 juin 2012.

Les comptes : le groupe Damiani a réalisé un chiffre d’affaires de 33,1 millions d’euros au cours des trois mois sous revue, contre 31,4 millions enregistrés au cours de la même période de l’exercice précédent, avec une variation positive de 7,7% à taux de change constants et de 5,4% à taux de change courants. taux d’échange. En particulier, les revenus du canal de vente au détail ont augmenté de 24,1% à taux de change constants et de 20,3% à taux de change courants.

Notes négatives : Damiani vendra également davantage, mais perdra. L’ebitda (expliquons à ceux qui ne connaissent rien à la finance : c’est le bénéfice brut, avant impôts) du groupe est négatif de 572 milliers d’euros, bien qu’en amélioration par rapport au –1,1 million d’euros au 30 juin 2012. Le problème c’est que les ventes ne couvrent pas les coûts : le résultat opérationnel du groupe est négatif (–1,3 million d’euros) et au final la perte nette du groupe s’élève à 2 millions d’euros. Voyons le côté positif : l’année dernière, à la même date, la perte était de 2,8 millions. Le fait est que Damiani doit continuer à investir sur les marchés étrangers, mais cela coûte de l’argent. Ainsi les dettes augmentent, même si elles sont inférieures au seuil d’alerte : le passif s’élève à 34,3 millions d’euros contre 33,0 millions au 31 mars 2013.

Guido Grassi Damiani all'inagurazione dello store di Mosca
Guido Grassi Damiani all’inagurazione dello store di Mosca

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